Le rêve Africain

Publié sur afriblog.com, par NEKAM, le 28 avril 2007.

2 exctraits: Le mot Utopie vient du grec « u » préfixe négatif et de « topos » qui veut dire endroit. Utopie signifie donc « qui ne se trouve en aucun endroit» « qui n’existe pas » ou « qui est impossible » et ne sous-entend pas « qui ne se trouvera jamais en aucun endroit » « qui n’existera jamais » ou encore « qui ne sera jamais possible » vu sous cet angle, une utopie ne demande qu’a existée. C’est pourquoi nous (jeunesse africaine) avons le devoir de nourrir de nouvelles utopies pour notre continent. C’est une nécessité consciente car nous ne pouvons sciemment trahir ce qui par ailleurs devrait être notre plus grande fierté. C’est ainsi que je voudrai vous parler du rêve africain.

Le rêve africain est cette utopie que je voudrai vous faire partager. Cet idéal qu’il nous faut réaliser et vendre au reste du monde comme une évidence. Le rêve, pas plus en Amérique qu’ailleurs est une utopie qui ne demande qu’à être réalisé. Il est cet éclat de l’esprit qui permet de croire, d’espérer et d’avancer. En Afrique, plus qu’ailleurs, les gens ont besoin de rêver. Ils ont besoin d’y croire… empêtrer comme ils le sont, dans d’interminables conflits, animosités ou d’accablant miroirs aux alouettes. Héritier dans leurs majorités d’une situation historique, culturelle, politique et économique souvent peu favorable à un développement harmonieux, la jeunesse africaine (dans la mesure relative de mon expérience) ne parle pas d’elle-même.


Son image est tellement difforme qu’elle ne sait pas se regarder en face. Comme les autres, elle aspire à la découverte du monde mais ignore son propre monde. Comme les autres, elle aspire à la liberté du monde mais pèche par inattention à ses propres chaînes. Comme les autres, elle pleure les morts du monde mais banalise ses propres morts. Le constat est long, complexe et démontre clairement un déséquilibre total à tous les niveaux de la vie. Et cela se manifeste entre autres : par une absence quasi-pathologique de rêves, un scepticisme stérile et une banalisation profonde des fruits de la pensée …

… L’utopie qui m’habite est un pont nouveau, bien plus qu’une passerelle de mots. Une Afrique eldorado, offrant au monde un champ d’investigation et de potentialité nouvelle. Une Afrique terre promise, pas seulement pour ses enfants mais aussi pour le reste du monde. Un tel idéal sous-entend un immense concerto d’amour, d’efforts psychologiques et de bonnes volontés orientées vers l’Afrique, notre continent. Immense ? Oui, parce qu’il a été immense, le changement qui s’est opérait progressivement au fond de moi alors même que je désespérais de ne pas pouvoir arriver en occident ! Le rêve africain accouchera-t-il du model africain que les autres nous envieraient ? Ceci est une utopie et comme telle, ne demande qu’a être réaliser. (full text).

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