PRATIQUE DE L’EXCISION: L’abandon est en bonne voie dans ce monde peuplé de 7 milliards d’habitants

Publié dans leFaso.net (d’abord dans UNFPA, UNICEF et Sidwaya), 1er février 2012.

Le mouvement pour un abandon total de l’excision en 2015 est bien lancé et la multiplication des déclarations d’abandon dans la plupart des pays où se pratiquait cette coutume ancestrale en est une preuve palpable. Les efforts du programme conjoint UNFPA-UNICEF pour appuyer les Etats, les communautés, la société civile, les partenaires, les religieux, les médias et les autres acteurs à mettre fin aux pratiques traditionnelles néfastes, portent leurs fruits et démontrent que l’abandon de l’excision est possible. Une tendance à la baisse de la prévalence est observée dans plusieurs pays comme le Sénégal (de 28 à 26%), l’Ethiopie (80 à 74%) ou l’Egypte (97 à 91%) … // 

… En 2011, seulement 3 ans après le début du programme, « plus de 6.000 communautés en Ethiopie, Egypte, Kenya, Sénégal, Burkina Faso, Gambie, Guinee et Somalie avaient déjà abandonné la pratique de l’excision », selon une déclaration conjointe du directeur exécutif de l’UNFPA, Dr Babatunde Osotimehin et du directeur de l’UNICEF Anthony Lake. Selon les responsables de ces 2 institutions onusiennes qui soutiennent la campagne pour une tolérance zéro aux Mutilations génitales féminines « l’UNFPA et l’UNICEF travaillent avec des partenaires pour mettre fin à cette pratique nuisible en une génération, et nous croyons que c’est possible d’atteindre cet objectif », disent-ils.

Selon des chiffres plus récents, plus de 7.000 déclarations ont été enregistrées jusque-là à travers toute l’Afrique. Le Sénégal, considéré comme tête de file dans la lutte contre l’excision dans la région ouest-africaine, en est à sa 5315ème déclaration d’abandons de l’excision sous l’égide de l’ONG Tostan qui intervient également dans les autres regions de l’Afrique en inculquant l’approche droits humains au niveau des communautés.

Un projet de résolution visant à interdire les mutilations génitales féminines a été déposé par l’Union africaine (UA) à la soixante sixième (66ème) session ordinaire de l’Assemblée Générale (AG) de l’Organisation des Nations unies tenue à New York en septembre 2011. Ce projet constitue le troisième (3ème) acte de l’organisation panafricaine sur 3 décennies par rapport au respect des droits de l’homme et des peuples après la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples adoptée à Naïrobi au Kenya en 1981et le protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique adopté en 2003 à Maputo au Mozambique.

La volonté des Etats de passer à l’action soutenue par des initiatives comme celles du programme conjoint UNFPA-UNICEF constitue unk gage réel pour l’abandon total de l’excision en 2015. (le texte en entier).

Liens:

Les MGF dans l’Observatoire Législatif du Parlement Européen;

Journée internationale pour l’élimination des mutilations génitales féminines;

TCHAD: Références aux droits de l’enfant dans l’Examen périodique universel (Recommandations Acceptées et Rejetées), dans CRIN;

Février: l’agenda Santé est chargé, dans destination santé, 31 janvier 2012;

à Paris: MESURER LES CONSEQUENCES DES MUTILATIONS GENITALES FEMININES SUR LA SANTE DANS UN CONTEXTE DE SOINS EUROPEEN – Conférence le 8 février 2012, 17.30-19.30 h, par Armelle Andro; Lieu: IDUP, 90 rue de Tolbiac, 75013 Paris, 18ème étage (ascenseur rouge), salle C1809. – Publié dans Démo Pro, 20 janvier 2012. (et aussi sur nos blogs au 3 février);

Le plaisir retrouvé après une opération, le 6 janvier 2012.

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