Mutilations génitales féminines MGF en Afrique

Publié dans Afrique en ligne / Burkina Faso, par Tasséré KOANDA, Dec. 15, 2011.

… Au cours des travaux, présidés par le haut-commissaire de la province du Boulgou, les participants, plus d’une quarantaine, ont eu droit à des exposés portant sur la situation des mutilations génitales féminines au Burkina-Faso et dans le région du Centre -Est, les conséquences, les fondements, la stratégie de lutte et les actions à entreprendre. Selon la représentante de la présidente du conseil d’administration de GASCODE, Mlle Yvonne Marie Claudine Kaboré, le Burkina Faso fait partie des pays les plus touchés par le phénomène et la région du Centre-Est vient en quatrième position, au plan national, avec un taux de prévalence de 56,22% en 2006.

GASCODE s’est engagé, depuis sa création en 2008, dans ce combat pour la santé et les droits des femmes et des filles. Ils soutient les efforts du gouvernement et des communautés à la base dans la promotion de l’abandon des MGF, soit directement sur le terrain soit en tant que relais pour former, encadrer et superviseur d’autres associations, a-t-elle indiqué.

Ce projet qui s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du 7e programme de coopération entre le Burkina Faso et l’UNFPA- GASCODE s’est engagé, dans un premier temps, à réaliser des actions d’information et de plaidoyer auprès des leaders d’opinion, hommes et femmes. Ensuite, une session de formation sera organisée à l’attention de 35 relais communautaires qui vont mener des actions de communication de proximité dans les différents localités ciblées auprès des hommes, des femmes et des jeunes, sous forme de causeries-débats et de théâtre-forum, avec l’appui, l’accompagnement de GASCODE. Le haut-commissaire de la province du Boulgou, Jean-Baptiste Zongo, après avoir salué l’initiative de GASCODE, a insisté sur l’engagement des leaders communautaires dans cette lutte contre le phénomène. (le texte en entier).

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