Burkina Faso: Lutte contre les mutilations génitales féminines

Des leaders d’opinion sensibilisés à Boromo – Publié dans allAfrica, par Moussa Barro, le 17 Novembre 2011.

Dans le cadre de la promotion de l’abandon des Mutilations génitales féminines (MGF), l’ONG « Voix de femmes » a organisé le 15 novembre 2011, une série d’activités, à l’intention des leaders d’opinion de Boromo sur l’excision. Toutes ces activités se sont déroulées, en présence de Mme Henriette Lydie Diallo, haut-commissaire de la province des Balé et de nombreux invités … //   

… Dans la première partie de leur exposé, les conférenciers ont défini l’excision comme le fait de couper les organes génitaux externes de la femme ou de la fille.

Les types d’excision et les instruments utilisés pour la pratique de l’excision ont été passés en revue. Moussa Barro et Insita Konaté sont également revenus sur quelques raisons avancées pour justifier la pratique de l’excision dans certaines sociétés.

Avec des arguments à l’appui, ils ont démontré qu’aucune de ces raisons n’était fondée. Les exposants se sont par la suite entretenus longuement sur les conséquences de l’excision.

L’excision, ont-ils souligné, a de graves conséquences sur la santé de la femme et de la fille. Il peut s’agir d’hémorragie, de la rétention d’urine, de la frigidité, des troubles menstruels et de difficultés lors des accouchements. A cela, s’ajoutent les kystes, les chéloïdes, la dyspareunie, les incontinences urinaires.

Pire, l’excision peut conduire à la mort. Les conférenciers ont étayé leurs propos avec des images à l’appui. Au regard des graves conséquences de l’excision, l’Etat burkinabè a adopté une loi sanctionnant cette pratique.

Le contenu de cette loi a été porté à la connaissance des participants. Les deux conférenciers ont invité toutes les personnes- ressources à se mobiliser pour barrer la route à cette pratique coutumière qui nuit gravement à la santé des femmes.

A la suite de cette communication, plusieurs témoignages ont été faits. Les propos qui auront retenu l’attention de toute l’assistance, c’est la déclaration faite par Adissa Keïta, une ancienne exciseuse.

C’est par une pièce de théâtre sur les conséquences de l’excision, présentée par la troupe du Théâtre de l’espoir de Hyppolyte Ouangrawa, que cette journée de sensibilisation s’est achevée. (le texte en entier).

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