Promouvoir l’Abandon des Mutilations Génitales Féminines dans le Contexte Migratoire

Lié sur nos blogs avec International Organization for Migration IOM / OIM, avec Desert Flower Foundation, avec Supporting the Abandonment of Female Genital Mutilation in the Context of Migration IOM, avec C’est l’ignorance qui tue – Waris Dirie revient sur son combat contre les mutilations génitales féminines MGF (same in english), avec Give someone you never met, a gift they will never forget, et avec Clinic to fight taboo of female mutilation.

Publié dans Organisation Internationale pour les Migrations OIM, article non daté.

Le niveau de santé de chaque personne dépend de son histoire thérapeutique, de ses croyances ainsi que des facteurs sociaux, environnementaux et culturels déterminants son niveau de santé. Cela s’avère particulièrement pertinent pour les migrants du fait qu’ils transportent avec eux ces croyances et expériences lors de leur déplacement. Les migrations génèrent donc des situations dans lesquelles les pratiques de santé reproductive et sexuelle propre à la culture d’origine peuvent différer ou entrer en contradiction avec celle de la communauté d’accueil. 

Un des exemples les plus criants de ce phénomène est celui des mutilations génitales féminines. Par le biais des migrations internationales, la pratique des MGF et ses conséquences néfastes, jusque là lointaines, sont devenues une réalité en Europe, Amérique du Nord, Australie et Nouvelle-Zélande.

Quel est MGF? … //

… Sensibiliser les gouvernements des pays de destination, les acteurs    concernés et soutenir les actions de la société civile:

Tous les acteurs concernés, doivent unir leurs forces pour faire en sorte que les politiques et les législations nationales oeuvrent pour un abandon effectif des MGF, permettent la mise en place d’un cadre de protection des petites filles et garantissent les soins de santé, soutien social et psychologique pour les femmes et les filles qui ont déjà subi une MGF. Les efforts pour mettre fin aux MGF devraient créer des synergies entre pays d’origine et de destination pour l’échange des bonnes pratiques. La législation en soi n’est pas suffisante pour prévenir les MGF, mais celle-ci peut renforcer la capacité des organismes
à protéger les enfants à risque et fournir des soins appropriés.

Créer des liens entre les continents:

Les progrès accomplis vers l’abandon des MGF dans les pays d’origine peuvent être mis en question par les visites ou le retour des membres de la communauté vivant à l’étranger du fait que les migrants sont souvent peu informés de l’évolution de la pratique dans leur pays d’origine.

Parce qu’ils n’étaient pas impliqués dans le processus de construction du consensus qui a conduit à l’abandon, ils peuvent revendiquer une perpétuation de la pratique, au nom du maintien de l’identité du groupe. Dans la même perspective, les associations de la diaspora sont très actives dans la lutte contre les MGF. Leur influence positive importante sur les pratiques sociales doit être reconnue et encouragée. Sans perdre leur propre patrimoine et identité culturelle, les membres de la diaspora et les migrants de retour dans leurs pays d’origine peuvent remettre en question les hiérarchies traditionnelles entre hommes et femmes et promouvoir une meilleure reconnaissance du travail des femmes et des droits des femmes. (long texte entier).

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