Nous n’avons pas à nous prosterner devant l’Union européenne

L’UE, déjà très ébranlée, essaie de donner des ordres à la Suisse

Publié dans Horizons et débats, par Ernst Schibli, conseiller national UDC, Otelfingen, 17 janvier 2011.

Depuis quelque temps, l’Union européenne fait face à de grandes difficultés économiques, à des problèmes financiers et monétaires catastrophiques, à un énorme déficit démocratique et elle tente de dissimuler cette situation par de belles paroles. Pourtant, au lieu de balayer devant sa porte ou de faire son devoir, elle annonce maintenant avec arrogance que la voie bilatérale avec la Suisse a atteint ses limites et qu’il faut la reconsidérer, la redéfinir et l’adapter. Cette stratégie est pourtant tellement cousue de fil blanc et hypocrite que même ses partisans recon­naissent que l’UE a uniquement l’intention d’exploiter la Suisse comme une vache à lait et de détruire la démocratie directe, unique en son genre, ainsi que les droits du peuple … //

… La Suisse n’a pas de raison de s’écarter de la voie du succès:  

Dans le monde entier, on apprécie énormément le système démocratique et les droits populaires de la Suisse. Des Etats progressistes reprennent même notre Constitution et nos lois. Pourtant beaucoup rechignent à faire participer le peuple au processus politique. La «perte de pouvoir» de la «classe politique» est insupportable pour beaucoup de politiciens. Le citoyen doit se contenter d’élire ses représentants et doit ensuite accepter tout ce qui a été décidé.

Cependant la Suisse montre de manière impressionnante que la politique n’a pas à redouter le peuple. Sa participation conduit plutôt à des solutions raison­nables et équilibrées, à des situations stables et à une économie digne de confiance. Les individus apprécient la sécurité personnelle, professionnelle et financière. C’est pourquoi ils sont prêts à s’engager à long terme, là où le risque est minime et répond le mieux aux besoins.

L’objectif primordial de l’Etat doit être de n’exiger financièrement du citoyen que le nécessaire afin qu’il lui reste, en plus de sa propre responsabilité, le plus d’argent possible pour vivre. Il est important que ce modèle qui a fait ses preuves demeure au centre de notre action, car nous n’avons aucune raison de nous en écarter.

Une politique extérieure suisse efficace doit consister à tout faire pour convaincre d’autres pays de l’importance de la participation populaire dans la recherche de décisions pour un avenir prospère. C’est notre image de marque et notre force. Nous n’avons pas à nous prosterner devant l’UE.  (texte entier).

(Mon commentaire: Pratiquement toujours je suis en désaccord totale avec l’UDC, mais cette fois-ci je constate avec regret que mes copains de gauche ont raté la réponse appropriée).

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