Semeurs de paix

Par Cécile Lepage, de L’Express du Pacifique, le 18 septembre 2006, Volume IX Numéro 13.

Loin de la guerre au Proche-Orient, des adolescents venus d’Israël, de Palestine et du Canada ont cohabité cet été sur l’île de Galiano. Leur but : produire des films et tenter de mieux se comprendre. Cécile Lepage est partie est à la rencontre de ces semeurs de paix.

Alors que la confusion règne encore au Proche-Orient, des Territoires occupés au Liban, tout message d’espoir est le bienvenu. Ainsi en est-il de ces sept films, réunis sous le titre de Reel perspectives, produits par dix jeunes Israéliens, autant de jeunes Palestiniens et neuf jeunes Canadiens.

Peace It Together… Sous ce nom de bon augure, 29 adolescents entre 15 et 18 ans, venus d’Israël, de Palestine et du Canada, ont cohabité pendant trois semaines d’août sur l’île de Galiano. Le but de cette initiative : échanger et réaliser des films sur leur expérience du conflit israélo-palestinien. Et leur propre rencontre au bout du monde. Sept œuvres cinématographiques sont le résultat de cette collaboration particulière parrainée par Gulf Islands Film and Television School. Révélées au public vancouvérois lors d’un gala au théâtre Stanley, elles illustrent les différentes étapes des dialogues tenus pendant le camp.

« En tant qu’organisateurs, nous nous efforçons d’offrir un con­texte de sécurité pour que ces jeu­nes puissent s’exprimer, expose Adri Hamael, directeur d’origine pa­les­ti­nien­ne de Creative Peace Net­work, l’organisme à l’origine de ce programme. Ils ont fait part de leurs opinions, sont tombés d’accord ou en désaccord… Ils sont passés par diverses phases : des accusations réciproques à la comparaison de leurs souffrances respectives, pour finalement se rendre compte qu’il y a deux lectures de l’histoire. »

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Au revoir ?

Adri Hamael en convient : plus la violence connaît une nouvelle escalade, plus les citoyens sont polarisés, phénomène contre lequel le Creative Peace Network lutte : « Il faut donner un visage humain au conflit ». En fin de soirée, chaque délégation s’est engagée à diffuser le message appris lors de ce séjour, d’œuvrer en faveur de la paix et, si les circonstances le permettent, de se revoir… Le plus dur reste à faire. (Veuillez lire le reste de cet’article dans L’Express du Pacifique, Editeur.

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