Les Temps changent

Un regard en arrière sur le cheminement des nouveaux mouvements religieux en Suisse

Lié avec CAP Droits de l’Homme, et avec La Suisse, havre de paix religieuse.

Publié dans CAP Droits de l’Homme, par ses Editeurs, non daté.

Naguère omniprésente et incontournable, la question des “sectes” cède aujourd’hui la place à la crise islamique dans les préférences du média. Par contraste, en France, une certaine anxiété contre cette apparente perte d’intérêt semble se manifester de la part de certains.

Rien ne sert de courir … Depuis longtemps, misant sur leurs appuis politiques réels ou supposés, les adversaires des “sectes” en France dormaient sur leurs deux oreilles. Pendant ce temps, nombre de mouvements minoritaires faisaient état de leurs activités auprès du Parlement Européen.

D’après Le Cheval de Troie, ouvrage de l’historien et assistant parlementaire, Marcel Conradt, les lobbies européens comprendraient environ 15000 personnes, dont 5000 travaillent à l’intérieur ou autour du Parlement Européen. En tout 2500 à 2700 organisations et entreprises.   

Coup dur pour les anti-sectes, selon Marcel Conradt, il n’y aurait plus aujourd’hui de lobby religieux, ni de sectes à l’assaut de l’Europe. Il n’y a plus que des partenaires ! Le Parlement Européen en a ainsi décidé démocratiquement.

L’auteur prend même le soin de définir le mot partenaire comme étant notamment : une collectivité avec laquelle une autre collectivité a des relations d’échange. Ce net progrès vers un vrai dialogue avec ceux que d’aucuns continuent à qualifier de “sectes” semble inquiéter certains.

Vers une reprise en main …

… Contraste avec l’attitude des personnalités suisses qui se sont exprimées au congrès
Fait réconfortant, une personnalité du monde juridique suisse ouvrait chacune des 3 journées du congrès. Dans un court survol des politiques publiques en matière de lutte contre les dérives sectaires en Europe, elle a mis en évidence que seul l’Etat français finance une activité du type de celle de la MIVILUDES !

De plus, il a chaque fois rappelé aux participants que les lois du pays étaient suffisantes pour prévenir d’éventuelles dérives, et qu’il ne sera jamais question en Suisse de mettre un policier derrière chaque citoyen.

Même celles des personnalités suisses qui s’occupent de problèmes liés à des mouvements controversés ont eu un discours positif et ouvert au dialogue. La parole a été donnée de plus à un aumônier ainsi qu’à deux sociologues des religions qui ont prêté un tour très positif à la première journée du congrès.

Il semble que Genève ne soit pas près de démériter de son titre de Cité de refuge. Puisse sa devise Post Tenebras lux (après les ténèbres la lumière) se réaliser enfin pour le bien de tous. (texte entier).

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