Une étude rappelle la tragédie des femmes darfouries violées

Lié avec Urgence Darfour, et avec Comprendre le drame du Darfour.

Publié  dans Urgence Darfour, par Bernard SCHALSCHA, non datée.

Une étude menée par l’ONG américaine Physicians for Human Rights (Médecins pour les droits humains) auprès de femmes darfouries ayant fui au Tchad montre qu’un tiers ont été violées et que la plupart redoutent d’être victimes de sévices sexuels dans les camps de réfugiés où elles vivent dorénavant. Le rapport souligne que ces femmes ne bénéficient d’aucun soutien moral ou juridique.

L’équipe américaine, constituée de quatre femmes dont trois médecins, a interrogé 88 femmes en novembre 2008 au camp de réfugiés de Farchana, au Tchad, où plus de 20.000 personnes déplacées du Darfour sont sous la garde de 2.000 soldats tchadiens, à 55 km de la frontière avec le Soudan. Son rapport, publié le 31 mai (http://physiciansforhumanrights.org/sudan/news/nowhere-to-turn.pdf) précise qu’un peu plus de la moitié des viols ont été commis par les miliciens janjawids utilisés par le gouvernement de Karthoum, et le reste par des villageois tchadiens, près des camps de réfugiés gérés par l’ONU, qui s’attaquent aux femmes quand elles sortent du camp pour chercher du bois ou du fourrage pour le bétail.

Parmi ces 88 femmes, 29 ont subi un viol confirmé ou très probable, selon l’ONG. Trois femmes ont été violées deux fois. Dix-sept viols ont eu lieu au Darfour, et 15 au Tchad. Par ailleurs, cinq femmes ont témoigné avoir assisté au Darfour à des viols collectifs par des janjawids.

Les membres de l’ONG considèrent hautement probable un viol quand la victime s’est évanouie lors de l’agression, et présente des séquelles visibles, ou si elle a reconnu dans un premier temps avoir été violée, avant de nier les faits par la suite pour dissimuler sa honte … (texte entier).

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