Traumatismes de l’enfance: un effet permanent sur le cerveau

Publié sur cyberpresse.ca, par Violaine Ballivy, le 23 février 2009.

(Deux extraits): Les mauvais traitements subis pendant l’enfance laissent des traces plus profondes qu’on ne l’avait imaginé: jusque sur l’ADN des victimes. Des chercheurs montréalais ont découvert que, loin d’être immuables, les mécanismes d’expression de notre code génétique pouvaient être altérés par nos conditions de vie en bas âge. Des cicatrices aux conséquences non négligeables qui augmenteraient les risques de commettre une tentative de suicide.

Les chercheurs de l’Université McGill et de l’Institut Douglas en sont venus à cette conclusion après avoir analysé les cerveaux de 36 hommes décédés au Québec: 12 d’entre eux s’étaient suicidés et avaient été victimes d’abus sexuels ou physiques, 12 s’étaient suicidés malgré une enfance dite «normale», et 12 autres sont morts de façon naturelle …

… Cette découverte ouvre la voie à une toute nouvelle manière d’aborder le traitement de la détresse psychologique. Les chercheurs de l’Université McGill et de l’Hôpital Douglas se pencheront maintenant sur les moyens de corriger les traces laissées sur l’enveloppe de l’ADN qui empêchent l’expression de certains gènes responsables de la gestion du stress.

Les échantillons de cerveaux utilisés provenaient de la Banque de cerveaux du Québec, administrée par l’Institut universitaire en santé mentale de l’Hôpital Douglas. L’étude, menée conjointement par l’Université McGill et l’Hôpital Douglas, a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada et le National Institute of Child Health and Human Development des États-Unis. (texte entier).

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